news précédentes

CANNES, LES FESTIVALS : EMBRASEMENT IMMÉDIAT

Chaque année, brûle ici la flamme du cinéma à son plus haut degré d’incandescence.
Cannes, capitale mondiale du Septième Art, du 17 au 28 mai.

« Moteur, ça tourne ! » Les mots magiques sont lancés. La 70ème édition du Festival de Cannes déploie ses fastes et ses émotions, sous les feux de l’actualité.
Sur des charbons ardents et sur les starting-blocks de la compétition, une vingtaine de films prêts à s’élancer pour remporter la Palme d’Or. Mais, dans son acception globale, la manifestation cannoise, Cannes comme on dit communément, déborde allègrement du seul cadre de la sélection officielle. Autour du noyau dur des films projetés dans le grand auditorium Lumière du Palais des Festivals, gravitent d’autres sélections. A commencer par la Quinzaine des Réalisateurs, créée après les événements de mai 1968 précisément pour contester l’hégémonie du Festival. Aujourd’hui, la Quinzaine, dont les séances ont lieu au Théâtre Croisette de l’hôtel Marriott, est elle aussi devenue une institution, où les plus grands cinéastes se pressent pour présenter leurs œuvres, aux côtés de celles de jeunes talents. C’est le miracle de Cannes. En 2009, un certain Xavier Dolan, inconnu total à cette date, y montre son premier long métrage, J’ai tué ma mère. A l’issue de la projection, son nom est sur toutes les lèvres et l’an dernier, le prodige québécois, même pas 30 ans au compteur, décrochait le Grand Prix du Jury en compétition officielle pour Juste la fin du monde !

 

 

 

 

 

 

 

CARTOGRAPHIE DES ÉCRANS CANNOIS

Autre sélection, celle de la Semaine de la Critique, qui voit le jour en 1962. Ici ne sont visibles que des premiers films la plupart du temps, projetés à l’espace Miramar, dans le bâtiment de l’hôtel du même nom. Le mexicain Alejandro González Iñárritu a gagné là le début de sa consécration internationale, avec son premier opus, Amours chiennes, avant un Oscar pour lui et pour Leonardo di Caprio en 2016, pour The Revenant. Enfin, depuis 1993, l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) a sa propre sélection cannoise. Neuf films sont montrés dans ce cadre, au caractère souvent underground, avec des approches radicales. L’ACID, c’est un peu les messes noires du cinéma, qui font parfois de l’ombre aux grandes messes de l’establishment cannois et à leurs films tirés à 4 épingles…
VOLCAN SOUS LA CROISETTE
Et Cannes justement n’a rien d’un iceberg, c’est d’abord et avant tout un formidable volcan. Une lumineuse danse au-dessus du monde et de son volcan de ténèbres et d’humanité. Une éruption de films qui crache sur les écrans le feu de notre époque, qui nous fait scintiller les yeux parce qu’on y voit en miroir cette drôle de chose qui s’appelle vivre… Avant toute autre considération, c’est bel et bien tout cela qui donne à Cannes son aura et son retentissement : l’amour fou du cinéma !

 

UN CERTAIN REGARD
Dans ce Cannes vu au grand angle, la sélection Un Certain Regard, tire elle aussi son épingle du jeu. Instituée en 1978, elle fait partie intégrante du Festival de Cannes. Elle en est le volet alternatif, avec des films choisis par l’équipe des sélectionneurs de Thierry Frémaux, le délégué général de la manifestation. Des sélectionneurs qui visionnent plus de 1000 films par an pour n’en retenir qu’une cinquantaine au bout du compte, certains projetés sur les écrans de la compétition officielle, d’autres retenus pour les séances d’Un Certain Regard. Cette année, c’est l’actrice Uma Thurman, égérie de Tarantino, qui préside le jury de la sélection Un Certain Regard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche officiel  70e Festival e de Cannes :
© Bronx (Paris). Photo – Claudia Cardinale © Archivio Cameraphoto Epoche/Getty Images

par Frank Davit © LIFESTYLE CROISETTE